Nigéria – Encore un beau livre : Refaire l’histoire : Les collectionneurs africains et le canon de l’art africain, par Sylvester Okwunodu Ogbechie
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Un livre bilingue qui met en scènes les masques vivants...
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White gold, Black hands : Ivory sculpture Congo
Saluons une fois de plus cet ouvrage inestimable représentant des milliers d'heures de travail. C'est le tome 1, mais le tome 2 vient de sortir, dispo chez l'auteur pour le moment.
Il n'est pas donné, mais vaut largement la somme demandée.
Les Iraqw (se prononce Iraqui) sont une tribu d'éleveurs localisée sur le plateau de Mbulu au Nord de la Tanzanie, aux abords de Arusha.
Leurs voisins sont les Massai, Hdza, Barabaig et Gorowa.
Peu de documentation existe sur ces extraordinaires masques en cuir que nous avons longtemps cherché, probablement les seuls du continent Africain en cette matière.
Le texte le plus etoffé nous vient de la page 156 du livre Africa chez Prestel.
Concernant les Iraqw, on leur connait quelques tabliers perlés parmi les plus beaux d'Afrique.
Ils sont élaborés lors du cycle d'initiation des jeunes filles (Marmo), interdit par le gouvernement en 1930.
Mais il est probable qu'il subsiste d'une manière moins formelle.
Lors de ce rite, les jeunes filles d'environ 14 ans étaient recluses pour une période comprise entre 6 mois et un an.
Lors de cette réclusion elles "mourraient" puis "renaissaient" symboliquement.
Durant ce laps de temps, elles étaient "gavées" de riches nourritures pour les faire grossir. Leur corps était oint d'huiles et de parfum, ainsi qu'embelli.
Il leur était aussi enseigné l'art de la sexualité, et les secrets de la société Marmo.
Durant toute cette période, elle allaient broder de perles le tablier en cuir brut qui leur avait été donné au début de l'initiation.
Dans un autre texte, de ML Felix, on apprend que les masques perlés en cuir sont "portés par les jeunes filles lors de rituels d'initiation".
Il semble que, soit ils étaient liés à une cérémonie de "sortie" de réclusion, soit ils étaient destinés à faire en sorte que la jeune fille ne puissent être vue ou reconnus durant sa réclusion.
Statuette dédiée au culte Vaudou de Mami Wata.
L'origine du serpent serait le fait d'une reproduction couleur venue d'Allemagne, "le charmeur de serpent" du peintre Hambourgeois Arnold Schlesinger, selon le livre "Vaudou" de Gert Chesi. Il n'est pas un temple dédié à Mami Wata où ne figure ce thème...
Mami Wata : son nom est une adaptation de l'anglais mommy water:
C'est la (déesse) mère des eaux, figure mythique et très populaire du culte Vaudou (religion officielle au Bénin).
Déesse crainte des pêcheurs, elle symbolise aussi bien la mer nourricière que l'océan destructeur.
Mami Wata est avant tout une divinité éwé, dont le culte est très présent sur la côte atlantique du Togo (mais aussi au Nigéria, au Cameroun, au Congo) où elle symbolise la puissance suprême.
Mais l'esprit de Mami Wata semble être également lié à d'autres esprits de l'eau plus anciens, comme "ndi mmili" (connu chez les Igbo) .
Mami Wata est souvent représentée en peinture où elle figure sous les traits d'une sirène ou d'une belle jeune femme brandissant des serpents.
Ses couleurs sont rouges et blanches, couleurs reprises par la plupart de ses adeptes.
Mami Wata peut donner la richesse à ses adeptes, ses "filles" ou à leurs conjoints, mais elle n'est jamais connue pour donner la fertilité.
Selon la croyance Vaudou, celui qui trouvera l'un de ces cheveux sur la plage aura la richesse à condition de lui rester fidèle. Mais attention ! Mami Wata peut aussi avoir une face plus sombre, en tenant en esclavage sexuel l'homme qu'elle enrichit, en échange d'un membre de sa famille ou du don son membre viril. En cas d'infidélité, le maleureux est puni de mort...
De nos jours, Mami Wata est intéressée par tout le contemporain de choses notamment dans les offrandes qui sont faites à son culte : certaines de ses offrandes préférées incluent les parfums, les lunettes de soleil, le coca-cola et de manière générale tout ce qui est importé en Afrique.
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Un livre de référence sur les armes , par ML Félix
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Un ouvrage culte sur l'art vaudou, avec de nombreuses contributions, notamment celle de Patrice Dilly de l'espace Loas à Nice.
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Par Michel et Catherine Orliac
Doté d une iconographie abondante et superbe, cet ouvrage nous livre les objets collectés à la fin du XIXe siècle par les missionnaires de la SS.CC de Rome. Pour la première fois, cette collection méconnue, ainsi que l histoire passionnante des missionnaires qui l ont réunie, bénéficie des analyses qu'elle mérite du fait de son ancienneté et de son importance numérique. La première partie traite des Polynésiens et des Rapanui, du peuplement de l île et du développement d une société insulaire.
La seconde s'attache à l histoire de l implantation de la congrégation SS.CC, aux témoignages et aux observations des missionnaires, tandis que la troisième partie est consacrée à l'étude exhaustive, sur le plan historique et scientifique, de la collection. En comparant et en étudiant les détails iconographiques qui ornent ces sculptures, les auteurs décrivent et analysent les trente et un objets constituant cet ensemble tout en racontant leur histoire. --- Ce livre est une nouvelle référence remarquable et incontournable sur l île de Pâques, ses habitants et leurs étonnantes créations.
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