L’art Océanien – Mazenod – Christian Kaufmann, Adrienne L. Kaeppler, Douglas Newton

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L'Art ocanien (Reli)

De Christian Kaufmann, Adrienne L. Kaeppler, Douglas Newton

Prix: EUR 205,00 EUR
Neuf à partir de: EUR 194,75 En stock
D'occasion à partir de: EUR 119,00 En stock


Les arts du Pacifique ne ressemblent qu'à eux-mêmes.

Leurs oeuvres, bien que témoins imparfaits et souvent énigmatiques, sont le legs qu'ils ont laissé à leur descendance et donc, dans la mesure où nous sommes tous les héritiers d'un monde passé, à nous tous.

Reflets de la compréhension du monde et des croyances des peuples qui les ont façonnées, les créations polynésiennes, micronésiennes et mélanésiennes se caractérisent avant tout par une étonnante profusion de styles. Et pour cause. Les identités sont nombreuses, les lieux d'origine innombrables, les influences extérieures multiples. Comment, dès lors, les aborder et tenter de donner un semblant de cohérence à cet art océanien, voilà la question à laquelle les auteurs s'efforcent de répondre. Une difficulté d'autant plus grande que les vestiges artistiques de ces civilisations insulaires ne remontent pas à plus de deux ou trois siècles. Si la destruction opérée par le temps et les hommes entrave la recherche, elle n'affecte en rien l'hommage à l'incroyable inventivité de ces artistes du passé. --Sandrine Fillipetti

Christian Kaufmann, Adrienne L. Kaeppler, Douglas Newton

La passion de l’art primitif – Brigitte Derlon et Monique Jeudy-Ballini

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Brigitte Derlon et Monique Jeudy-Ballini sont ethnologues, spécialistes îles tribus insulaires de Papouasie-Nouvelle-Guinée et de leurs arts rituels. Ce livre est le fruit de l'enquête pionnière qu'elles ont menée, non plus en Mélanésie mais à Paris, sur l'imaginaire des collectionneurs d'art primitif. A travers l'analyse de leurs propos, les auteurs explorent l'attachement affectif des collectionneurs à des objets perçus comme autant de présences. Elles relatent la manière dont ils vivent l'expérience esthétique, érigent l'émotion en mode de connaissance et conceptualisent le beau ou l'authentique. Traitant aussi des représentations relatives à l'argent, elles critiquent la vision commune voulant que le langage de la passion ne soit qu'un écran à des motivations économiques inavouées. Au-delà de la figure du collectionneur, les auteurs invitent à repenser le rapport des hommes aux choses, c'est-à-dire en définitive le rapport des personnes à elles-mêmes : toute collection n'est jamais qu'une forme de réappropriation identitaire qui, à une certaine image de l'altérité, surimpose le reflet de soi.

Art Africain – Mazenod – Kerchache

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L'art africain (Reli)

De Jacques Kerchache, Jean-Louis Paudrat, Lucien Stphan, Franoise Stoullig-Marin

Prix: EUR 205,00 EUR
Neuf à partir de: EUR 194,75 En stock
D'occasion à partir de: EUR 180,00 En stock


Est-il encore besoin de présenter ce livre ? Voici la nouvelle édition enrichie.

Voilà un ouvrage qui aura incontestablement fait date. Il y a une vingtaine d'années, les auteurs, Jean-Louis Paudrat, Lucien Stéphan, Françoise Stoullig-Marin, mobilisés autour de Jacques Kerchache, tentaient la synthèse qui manquait jusqu'alors sur l'art africain et qui était évidemment attendue dans la collection " L'Art et les grandes civilisations".
L'entreprise précédait toutes les publications globales ou partielles réalisées au cours des années 1990 autour d'expositions sur les arts africains.
Avec l'ouverture du musée du quai Branly, une édition totalement remaniée et enrichie d'une centaine de pièces s'imposait. La plupart d'entre elles proviennent de ce nouveau musée, mais aussi de musées allemands, anglais ou américains.
Donner à voir l'art africain dans son contexte artistique même, c'est le principe qui guide l'approche ici proposée. Les œuvres ne sont pas perçues de manière isolée mais confrontées les unes aux autres, ce qui permet d'appréhender par le jeu des oppositions et des similitudes, des redondances et des variations, l'univers dont elles émanent et ce qu'elles en représentent.
Loin de la contemplation dévote ou de la curiosité purement ethnographique, ce livre offre une approche globale sur la sculpture africaine en abordant aussi bien les questions de style que celles des fonctions.
Cet ouvrage, entièrement remis à jour et enrichi, restera sans rival et assurément encore très agissant.

L’art Africain selon Wikipédia

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L'art africain traditionnel, qui fut aussi appelé « art nègre », se subdivise en une multitude d'arts locaux. Les musées internationaux ayant longtemps négligé l'art africain, de ce fait la plupart des chefs d'œuvre sont entre les mains des collectionneurs privés et des marchands, et certains d'entre eux ont réalisé depuis les années 1980 de véritables fortunes. Après les diverses indépendances, beaucoup d'Européens étaient rentrés en Europe avec souvent d'importantes collections et peu à peu, leurs collections ont alimenté les marchés aux puces et les ventes aux enchères.

La diversité plastique de l'Art africain traditionnel montre une prodigieuse imagination et une intensité magique, révélant l'omniprésence du sacré — qui fascina quantité d'artistes et collectionneurs occidentaux au XXe siècle dont André Breton — et des rites complexes : cérémonies où se jouent la définition du pur et de l'impur, la perpétuation de la lignée, la légitimation des alliances, la force et la cohésion du clan.

La véritable passion de l'art africain se doit dans certains cas de respecter l'objet dans son intégralité, ce qui signifie donc par exemple d'accepter l'existence — sans se laisser impressionner — d'une couche de sang séché (croûte sacrificielle) recueilli au cours des sacrifices rituels. Aux dires des collectionneurs les plus passionnés, les traces laissées de leur utilisation confèrent à ces objets une puissance magique ou esthétique que les autres ne possèdent pas1.

Parmi les objets usuels africains on peut aussi trouver des objets artisanaux tels que des poulies, des serrures de grenier, des échelles, des calebasses pyrogravées et des armes, des objets personnels (poupée de maternité, fétiche), mais aussi des objets comme des statues décoratives sculptées pour les villas des blancs dans les années 1950 et 1960, ou comme enseignes naïves des boutiques. Ces objets sont des «faux» pour les puristes et les «ethnos» qui les méprisent, mais ces pièces, aujourd'hui patinées par le temps, se révèlent des choses, souvent très belles et très touchantes, d'un art réellement populaire, témoin d'un temps aujourd'hui révolu. Par exemple les statues dites «colons» représentent le «colon», l'homme blanc vu par l'homme noir, et sont souvent des statues pleines d'humour et de drôlerie (casque colonial, pistolet à la ceinture, mains dans les poches).

Cependant les faux d'aujourd'hui font des ravages, car dans de nombreux villages africains les artisans sont passés maîtres dans l'art de patiner le neuf, d'autant plus que selon les experts il devient impossible de retrouver aujourd'hui une œuvre majeure sur le continent. Tout est déjà en Europe, chez les collectionneurs (comme le bruxellois Willy Mestach), dans les familles d'anciens colons ou en Amérique dans les musées. Trouver un objet rituel étant devenu rarissime, il y a de nombreux vols concernant ces objets, liés à la découverte de cet art primitif. D'autre part, de nombreux «rabatteurs» écument les villages de brousse les plus éloignés pour inciter les villageois à leur vendre leurs objets usuels comme les statuettes, les masques ou les poupées. Lors de la mode des échelles de grenier Dogons, à la fin des années 1980, les antiquaires africains raflèrent toutes les échelles des villages et saturèrent le marché parisien, ils firent la même chose pour les serrures Bambaras. Dans les années 1990, des trafiquants volèrent des centaines de waka, des stèles funéraires de bois sculpté, placées sur les tombes des chefs de clans Konso.

Les gouvernements africains de leur côté laissent faire car ils ne manifestent pas beaucoup d'intérêt pour le marché de l'art africain et même le boudent, alors qu'une résolution prise par l'UNESCO interdit, depuis le début des années 1990, de faire sortir masques et statues du continent africain. Mais dans les faits, ni l'UNESCO, ni les gouvernements africains ne disposent des moyens d'endiguer l'hémorragie et de protéger ce patrimoine. De plus certaines critiques se sont élevées contre une telle mesure avec comme argumentaire de dire : « Rien n'interdit aux Européens, aux Américains ou aux Japonais de vendre leurs œuvres à l'étranger ou d'en acheter. Pourquoi ce droit serait-il interdit aux Africains ? ».

L'Afrique reste cependant un gisement artistique naturel d'importance majeure, car d'un bout à l'autre de ce vaste continent il existe des milliers de tombes millénaires contenant encore des dizaines de milliers d'objets à découvrir. Quelques musées africains, dont les États n'ont pas les moyens ni la volonté d'entreprendre des fouilles, tentent de s'organiser et de proposer aux marchands des fouilles mixtes ou conjointes avec comme but de conserver les pièces les plus exceptionnelles et au moins de pouvoir être intéressés aux ventes des objets collectés, afin d'avoir les moyens de mettre en œuvre une véritable politique d'acquisition.

Aujourd'hui l'art africain est une mine inépuisable d'inspiration pour les créateurs qui le réinterprètent mais « hors de son milieu, retiré de son contexte, non seulement géographique mais aussi social, l'objet perd son identité culturelle. (...) De la panoplie du "colonial" au mur du "collectionneur" associé aujourd'hui à l'art contemporain, on tend à oublier la relation de l'objet africain avec son milieu d'origine, faisant abstraction de l'évidente implication ethnologique ».

Texte extrait de la page : fr.wikipedia.org/wiki/Art_africain_traditionnel

Catalogue de l’exposition Vaudou / Vodun Kerchache / Cartier

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Vaudou (Reli)

De Collectif

Prix: EUR 49,70 EUR
Neuf à partir de: EUR 44,00 En stock
D'occasion à partir de: EUR 47,97 En stock


Présentée du 5 avril au 25 septembre 2011 à la Fondation Cartier pour l'art contemporain à Paris, l'exposition Vaudou dévoile pour la première fois au public un ensemble exceptionnel d'oeuvres vaudou du Bénin provenant de la collection d'Anne et Jacques Kerchache. Conçu dans le prolongement de l'exposition, le catalogue Vaudou rassemble plus de 150 photographies réalisées par Yuji Ono dans le cadre d'une commande spécifique. Le livre revient également sur le parcours atypique de Jacques Kerchache et sur sa passion pour la statuaire africaine à travers de nombreux documents et photographies personnels. À cette occasion sont publiés ses textes sur l'art africain et sur le vaudou du Bénin, dont certains étaient jusqu'à présent restés inédits. Enfin les contributions de spécialistes comme Marc Augé, Suzanne Preston Blier, Gabin Djimassé ou encore de l'artiste Patrick Vilaire apportent un nouvel éclairage sur le vaudou africain, faisant de ce catalogue un ouvrage de référence sur le sujet.

Catalogue de l’exposition Dogon Branly

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Dogon (Broch)

De Hlne Leloup, Collectif

Prix: EUR 39,90 EUR
Neuf à partir de: EUR 105,00 En stock
D'occasion à partir de: EUR 200,00 En stock


Le très beau et très utile catalogue publié lors de l'exposition organisée par le musée branly sur les Dogon. Les Dogon, qui très tôt ont occupé les falaises de Bandiagara au Mali, comptent dix siècles d'existence. De cette culture, on connaît surtout les masques impressionnants et la statuaire fascinante, alors que l'ensemble de la création plastique dogon compte bon nombre d'autres pièces, cultuelles ou d'usage quotidien, à l'esthétique remarquable. Cet ouvrage s'attache à nous faire découvrir l'histoire politique, culturelle et artistique du peuple dogon, clans toute sa complexité, et rend hommage, à travers plus de 300 chefs-d'oeuvre, à la force et la majesté de l'art dogon.

Les arts premiers, définition…

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Les expressions art premier et art primitif sont employées pour désigner les productions artistiques des sociétés dites « traditionnelles », « sans écriture » ou « primitives ». Par extension, le terme désigne communément la production artistique traditionnelle des cultures non-occidentales.

L'expression « art primitif », liée au colonialisme est nettement péjorative et est depuis quelques années tombée en désuétude au profit d' « art premier ». Mais cette expression plus valorisante reste controversée dans la mesure où elle traduirait aussi une conception évolutionniste et ethnocentriste des sociétés humaines : les sociétés occidentales produiraient un « art abouti » s'opposant aux « arts premiers », qui seraient l'œuvre des peuples restés proches d'un état archaïque de l'humanité. De plus, les formes majeures d'art premier (en Afrique ou en Océanie, par exemple) se distinguent nettement de formes d'art beaucoup plus anciennes (art préhistorique ou art néolithique). Du point de vue chronologique, l'expression est donc aussi contestable.

Si cette vision est largement remise en cause aujourd'hui, les expressions subsistent notamment dans les pays anglo-saxons. L'appellation « Musée des arts premiers », initialement envisagée, a été abandonnée pour désigner le Musée du quai Branly.

Les expressions « art sauvage », « art tribal », « art ethnographique », « art traditionnel » ou « art archaïque » sont également utilisées, sans être entièrement satisfaisantes non plus. Félix Fénéon, en 1920, avait proposé « arts lointains » (voir bibliogr.). L'expression « art ethnique » est utilisée pour souligner la relation particulière entre certaines formes d'art et leur origine ethnique. On parle alors d'art fang du Gabon, d'art dogon ou de masques baoulés pour désigner l'origine ethnique de ces traditions artistiques. Toutefois l'expression « art ethnique » est moins répandue que « musique ethnique ».

Par ailleurs, certains auteurs parlent de « faux primitif » ou d'« art touristique » pour souligner l'exploitation et les récupérations commerciales ou touristiques dont ces formes d'art sont parfois l'objet.

Texte extrait de cette page :fr.wikipedia.org/wiki/Art_premier

Les déblé chez les Sénoufos, un art funéraire majeur

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Chez les Sénoufo, les statuettes sont très diverses de forme et de fonction, mais jouent presque toutes un rôle dans l'initiation du Poro.

Ce sont des éffigies de maternité qui représentent Kaatleyoo, l'ancêtre mythique ou encore les statues pilons du Poro, les Déblé qui atteignent parfois des dimensions monumentales et qui, précieusement conservées dans l’enceinte du Bois Sacré du Poro , le Sinzanga ou Sézing, protègent les initiés encore vulnérables.

Au nombre de deux, elles sont tenues par celui qui ouvre la marche et celui qui la ferme, et qui martèlent le sol à l'aide de la base de la statue.
D'après "Arts premiers de Côte D'ivoire", page 16, éditions Sépia.

Dans "l'Art Africain" de Mazenod, on note page 513 que :
Dèblè est l'abréviation de Madèblè qui signifie esprit.
Allant souvent par paire, elles incarnent le couple primordial et constituent l'unité sociale idéale qui respecte le lignage des ancêtres.

Elles interviennent aux funérailles d'un chef honoré du Poro.
La mort est annoncée par l'arrivée d'un masque en fibre, puis les initiés quittent le bois sacré en procession solennelle pour rendre visite au corps de l'ancien qui repose dans sa maison.

L'homme masqué, le Nafeere tourne trois fois autour du cadavre, tenant la figure masculine qui symbolise les trois grades du cycle Pondo (poro en dialecte Fodonon).
Avant l'enterrement la figure est à nouveau portée autour de la maison des hommes par le Nafeere masqué.

Dans "Sénoufo, trésors inconnus" de Burkhard Gottschalk - Terra Incognita, page 172 et suivantes, on apprend que tous les Dèblè n'étaient pas forcément employés à marteler le sol et que certaines statues ou statuettes à base plate, n'étaient jamais bougées...

Page 145 de "History of Art in Africa" on nous dit que ces statues liées au Poro sont des Kulebele (Enfants du Poro).
Allant par paires, masculines / féminines, elles semblent représenter une allégorie du mariage autant que du couple primordial ou d'une représentation de jumeaux.

Kossi Agbagli, un grand maître de l’art Vaudou

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Collection B. Mignot

Né vers 1935 à Bé, Togo.
Vivait et travaillait à Lomé. Décédé en 1991.

Agbagli Kossi a toujours vécu dans la maison du vieux quartier-village d'Amoutivé qu'il a occupé jusqu'à sa mort. Son atelier sous auvent, presque en pleine rue, entouré d'autels domestiques correspondant aux divers fétiches familiaux et individuels qui protègent les siens et son oeuvre. Car Agbagli est un artisan sacré, sculpteur inspiré de statuettes et d'idoles de la religion traditionnelle vaudou. Il est lui-même modeste officiant de ce culte aux ramifications complexes, largement répandu sur les rives du Golfe du Benin. Et à l'occasion, guérisseur versé dans l'usage de plantes, herbes et breuvages.

L'oeuvre d'Agbagli, étalée sur plus de vingt ans, est impressionnante. Ses pièces, sont de toute beauté. Pour ces couleurs, il utilise la laque automobile, épaisse et brillante.

Il crée un monde étrange, gai et réaliste. Ses statues regroupent trois tribus distinctes : les roses, les blancs pâles et les bruns plus véridiques, plus ancrés dans la vie et le terroir de la négritude.

Agbagli n'a cessé de peupler les cours et les autels de ses créatures de nostalgie, de rêve et d'espoir. Agbagli Kossi Fofo, Agbagli Kossi Beaugars, deux de ses garçons qui l'ont longtemps observé, l'imitent aujourd'hui. Plus ancrés dans la réalité
contemporaine, ils ont crée de nouvelles figures éloignées du panthéon Vaudou.

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